La rencontre du 15 novembre sur le scénario urbain (2)

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Jeudi, 4 Déc. 08
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Le samedi 15 novembre, près de 300 personnes ont pris part au travail des Assises sur le « Scénario urbain », mêlant leur analyse du quotidien à celle des experts et des élus municipaux.
Deuxième partie : Quel visage pour Bagnolet demain ?
Samedi studieux pour les participants de la rencontre sur le Scénario Urbain. Après les questions économiques, sont venus les questions d’urbanisme. Mais les deux ne sont-elles pas étroitement liées ? Pour le paysagiste Michel Corrajoud, « on peut accepter de ne pas avoir un centre traditionnel, unifié autour de la vieille mairie, mais plusieurs : un centre économique, un centre traditionnel et un centre de services à la personne. » De nombreux intervenants constatent déjà que « la place de la mairie ne joue pas un rôle de vrai centre-ville. Il y a des maisons fermées, peu de commerces, pas de vie ». Le maire acquiesce : « au début des années 80, le centre ville a été débranché. Aujourd’hui, il faut remettre la prise, refaire passer le courant ! Je propose que le foncier qui est en centre ville, notamment autour de la mairie, serve à faire beaucoup de commerces. Et pourquoi pas, à terme, avoir un centre ville piétonnier ? »
Les hauts de Bagnolet
Le paysagiste Michel Corrajoud a été « attiré physiquement » par les hauteurs de Bagnolet. « Je me suis rendu compte qu’elles étaient sous-exploitée. Je demande aux élus de cette municipalité, à la culture, à la santé, aux services à la personne, d’aller s’installer sur le haut parce qu’il a des qualités et que les services rendus à la population n’y sont pas présents. Y installer le centre administratif me parait être une des idées symboliques les plus fortes » Miloud est d’accord, lui qui constate « la fracture de cette ville, qui suit son relief ». Pour Marc Everbecq, « il faut donner un signe fort en haut, et il est normal que les services aux habitants soient là où ils vivent. Implanter du développement sur le plateau, du service public, du commerce, de l’animation sur le haut de Bagnolet, oui, mais faut-il pour cela y déplacer la mairie ? Je m’interroge. En tous cas, le 6 décembre on arrêtera le principe de ce qui sera retenu. »
Le désenclavement de Bagnolet
« Bagnolet, c’est comme un village, il y a moins de bruit qu’à Paris, apprécie une participante, mais c’est un peu coincé et ça manque d’animation ». Malgré les axes de communications qui traverse Bagnolet, ou à cause d’eux, la ville serait-elle coupée de ses voisines ? « Il faut retravailler la continuité urbaine entre Bagnolet et Paris, estime le maire. Pour rejoindre Paris, il y a tout un no man’s land, on sait pas où on va, il faut traverser les bretelles d’autoroutes. Par ailleurs, on est en train de regarder la possibilité de créer une entrée d’autoroute vers le quartier des Malassis, le Plateau, pour aider à désenclaver ces quartiers ».
Les rapports avec Paris
« On est contents d’être juste à côté de Paris, confie Philippe, mais on veut pas être bouffés par la grosse ville ! » Les experts, eux, notent que la dynamique à l’œuvre sur l’agglomération parisienne concernera Bagnolet, que la ville le veuille ou non. « Tout le monde est en train de discuter du « Grand Paris », explique Marc Everbecq. Bagnolet ne va pas rester en dehors d’une réflexion sur l’Est parisien. Je propose qu’on se mette au travail très rapidement à partir des liens naturels que nous avons déjà avec Paris mais aussi avec les partenaires avec lesquels on a des vraies solidarités, Montreuil par exemple, et sur des sujets concrets qui améliorent concrètement la vie quotidienne ».
