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Corinne Benabdallah

Lundi, 27 Oct. 08    Envoyer l'article à un ami Envoyer à un ami

Maire-adjointe, membre du comité de pilotage des Assises.


Au sein de la municipalité, vous êtes en charge des « droits des femmes, de la vie associative et à l’animal dans la ville ». Des délégations qui paraissent éloignées les unes des autres, non ?
Ce sont des secteurs que je connais bien. J’ai toujours été très investie dans la vie associative, que je trouve humainement très enrichissante. J’ai participé pendant 18 ans aux activités des parents d’élèves, depuis l’entrée de mes enfants en maternelle jusqu’à celle dans la vie active, et j’ai exercé des responsabilités à la FCPE au niveau national. Par ailleurs, je suis trésorière bénévole d’un foyer d’hébergement d’urgence pour femmes victimes de violence ou en rupture sociale. Enfin, je suis très sensible au sort des animaux. Je suis membre de la SPA. Sur le plan municipal, cet engagement se traduira par une attention portée sur le respect dû aux animaux, comme à tous les êtres vivants. Fondamentalement, je crois que j’aime défendre les droits et les valeurs essentielles.

Très investie dans le milieu associatif, pourquoi avoir intégré la nouvelle équipe municipale ?
Un peu pour passer de l’autre côté de la barrière. Les élus municipaux sont les interlocuteurs naturels des associations, qui les sollicitent souvent. En devenant élue, je suis passée du « demander à faire » au « faire faire ». Je comprends bien les demandes du milieu associatif et mes nouvelles responsabilités constituent un levier pour leur action. Mon expérience me permet de rester ancrée dans la réalité, mais je comprends également mieux les contraintes qui pèsent sur les élus ! J’aime rencontrer les gens et voir les choses avancer sur le terrain. C’est fou ce qu’on faire ensemble, toutes générations confondues !

Qu’est-ce que vous retenez de ces Assises 2008, pour l’instant ?

Que les Bagnoletais aiment leur ville. Ils veulent la voir évoluer, et ils sont prêts y participer. Je vois aussi qu’ils savent s’écouter et se respecter. L’emploi, notamment celui des jeunes, le logement et le cadre de vie sont les sujets qui reviennent le plus dans les discussions. Pendant la campagne des municipales, les gens nous ont dit qu’ils voulaient une équipe qui travaille de façon plus collective, et dont les décisions ne seraient pas bloquées par des querelles. Désormais, ce qui s’exprime, c’est l’impatience. Les Bagnoletais nous disent « bon, maintenant, on veut voir les choses bouger ». Je réponds qu’on bosse beaucoup, qu’on va beaucoup avancer au cours de ce mandat, et qu’on ne peut pas faire en 6 mois ce qu’on veut faire en 6 ans ! Mais leurs exigences me boostent !<br /> <br />